De Facebook à Google, ces ogres avides de données personnelles

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Le scandale Cambridge Analytica a éclaboussé Facebook, et pas qu’un peu. Il s’agirait au bas mots du siphonage des données de près 90 millions de profils Facebook, sans le consentement des utilisateurs. Pour la première fois Mark Zuckerberg se rendait le 10 et 11 avril 2018 devant les sénateurs américains pour répondre à leurs questions, au lieu d’y envoyer un sbire.

Le multimilliardaire s’est excusé dans un poste Facebook et sur CNN comme on peut le lire sur le net. Ses excuses bien évidemment, ne valent rien. Facebook continuera à nous pister, à utiliser nos données de manière insidieuse ou non afin de faire du profit. Facebook n’est pas le seul, et cela va en empirant … Que penser de Google et de son quasi-monopole ?

Mais au fait, quels types de données ces entreprises du net se procurent-t-elles avec ou sans notre consentement ?

Un article édifiant de Dylan Curran pour The Guardian – Are you ready ? This is all the data Facebook and Google have on you nous détail les informations que Facebook et Google possèdent sur lui après quelques années d’utilisation de leurs services. En somme, ces entreprises connaissent absolument tout de vous. Votre emploi du temps, vos localisations, les applications que vous utilisez et à quelle fréquence, à qui vous parlez et par quels moyens. Ils ont également accès à vos photos, vos messages privés, vos mails, vos contacts, au nombre de pas faits dans une journée, et comme si cela ne suffisait pas, vos documents supprimés et peut-être même comme dans le cas de Curran, votre clé de chiffrement privée PGP qui sert à chiffrer les mails…

Cela fait froid dans le dos, n’est-ce pas ? Google, Facebook sont des outils formidables pour se rapprocher de nos amis, mais à quel prix ?

Image tirée de cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=2rnNHt84iRE&feature=youtu.be

Ce graphique de Vox est lui aussi très surprenant. Facebook, qui est censé nous rapprocher joue un rôle très important sur nos émotions et donc sur notre vie : il nous rend plus énervés, plus tristes, plus déprimés et nous fait nous sentir plus seuls que jamais. Ces banalités que l’on partage sur ce réseau « social » ne semblent pas nous réconforter dans nos solitudes respectives.

Mais alors pourquoi ne pas s’arrêter là ? Pourquoi ne pas dire «  Vas-y Facebook, pars sans moi, je vais te ralentir camarade, je te rejoins si je peux ! (ou pas) » ? Puisque l’on sait que notre vie privée est compromise pourquoi continuer à alimenter ces entreprises avec nos données personnelles ? Parce qu’elles se rendent malheureusement indispensables, et au plus il y aura du monde sur ces plateformes au plus il sera difficile de s’en défaire… Chose notable, malgré les révélations l’entreprise du multimilliardaire Mark Zuckerberg, n’a pas noté de différence notable dans les comportements des utilisateurs, malgré le mouvement #DeleteFacebook sur le toile.

Ainsi, l’utilisation de ces outils devient la norme. Ne pas les utiliser que ces fera de vous quelqu’un de suspicieux. Ne pas avoir un compte Facebook fera de vous un ringard qui à quelque chose à cacher, et ça, ce n’est pas dans l’air du temps.

Mais je n’ai rien à cacher moi !

En Chine, la notion de vie privée n’est pas perçue de la même manière que nous. Luisa Tam nous explique dans un article nommé Why privacy is an alien concept in China, que cette notion a une connotation négative. Cet état d’esprit va permettre au gouvernement chinois d’instaurer un super big brother, un contrôle de masse des citoyens par un système de notation.

Chez nous, la sécurité intérieure (état d’urgence oblige) est un argument pour un contrôle plus fort d’Internet. Cela revient finalement à avoir un peu moins de vie privée pour un peu plus de sécurité… On pourra donc dans quelques années, sous prétexte de la protection du citoyen, contrôler les foules par le biais d’une surveillance de masse. Mais c’est pour votre bien vous dit-on ! Tendez la joue.

S’informer pour agir 

Personnellement, j’ai choisi d’effectuer une transition vers la protection de ma vie privée (paradoxal pour un blogueur ?). Les géants du net tentent de nous faire croire que l’on peut contrôler ce que l’on partage, mais on voit bien que non. Il s’agit donc d’arrêter l’utilisation de Facebook, c’est pourquoi vous ne trouverez plus la page Le Gnou Sauvage sur ce réseau social. Mais il s’agit également à titre personnel de ne plus utiliser des messageries de type Gmail, Yahoo mais des messageries chiffrées de bout en bout, des messageries qui ne lisent pas vos mails ni ne vous tracent type Protonmail. Il s’agit également d’utiliser des moteurs de recherches comme Duckduckgo ou Qwant qui ne vous tracent pas mais aussi des navigateurs qui privilégient la protection des données personnelles en complémentant ceux-là d’extensions comme Adblock, Ghostbery etc. Enfin, le plus important, il s’agit de se tenir informer le plus possible sur internet, la vie privée et la sécurité informatique, tout en évitant d’annoncer son départ de Facebook sur Instagram (propriété de Facebook).

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Axel Vair
Axel Vairhttps://www.legnousauvage.com
Passionné de littérature et d'informatique, je suis le créateur du Gnou Sauvage cela me permet de lier mes deux passions. Je tente de me rapprocher de la littérature tout en partageant mes tentatives via ce site internet. Je m'essaie à l'écriture d'articles sur divers sujets qui retiennent mon attention, je tiens également un journal d'auto-fiction, cela étant je me laisse aller là où la littérature me conduit.

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