Ça y est, je me lance en 2017.

J’ai toujours adoré le cinéma, l’ambiance des salles, les sons étrangers assourdis par l’ingénieuse acoustique, l’odeur si spéciale des fauteuils, de la moquette et du pop-corn. Tout cela me fait voyager, dans mon passé de projectionniste mais aussi dans mon passé un peu plus lointain de jeune adolescent en sortie exceptionnelle avec sa mère, sa grand-mère ou ses amis dans le petit cinéma de quartier puis dans le nouveau multiplex flambant neuf.

Le cinéma est désormais ancré en moi. Chaque semaine je retrouve ces diverses sensations qui me font voyager dans un ailleurs, dans un autre temps. Ainsi, chaque mois, j’essaierai de vous livrer mes impressions sur les films que j’ai eu l’occasion de voir dans une sorte de « review » (= revue) comme on dit de plus en plus souvent. Les films les plus réussis (selon moi) auront sans doute un article plus complet que les autres en dehors de cette review brève et éminemment subjective.

Cela dit, tout ceci reste à définir, la pratique me donnera des indications, les réflexes tout comme la méthode de travail viendront avec le temps, je l’espère. Quoi qu’il en soit, il faut bien se lancer…  Alors allons-y pour les quatre films de Février !

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1. Tous en scène – 25 JANVIER 2017 

Gunter – Illumination Entertainment

Je suis très avare des films d’animations. Lorsque je regarde un film, je cherche à m’évader. Ce jour-là j’avais envie de rire, d’être de bonne humeur, quoi de mieux qu’un film d’animation pour y parvenir ?

Il s’agit de l’histoire de Buster Moon, un koala propriétaire d’un grand théâtre qui malheureusement ne fonctionne plus autant qu’autrefois. Pour pouvoir payer ses dettes et relancer son affaire, notre cher koala va avoir l’idée d’un concours de chant.

Depuis Moi, moche et méchant je me suis promis de ne pas rater les sorties des films du studio Illumination. C’est simple, je n’ai jamais été déçu. Bien-sûr il ne faut pas aller voir un de ces films avec l’idée d’un scénario ultra original (quoi que?), il s’agit bien évidement de films destinés au jeune public. Mais une fois encore avec Tous en scène, le studio a su manier avec brio le pathos et l’humour. Le film joue d’un double discours, il permet aux enfants de rire et aux adultes de s’amuser sans trouver cela trop enfantin. Les personnages sont attachants, chacun a une petite particularité qui nous fait les aimer. Le choix du studio de mélanger les caractéristiques des animaux à celles des humains permet la dimension comique et c’est tout l’intérêt du film. On rentre tout de suite dans un univers attachant et drôle, qui graphiquement est tout de même assez impressionnant. À tout cela s’ajoute une bande son exceptionnelle ! J’ai ri, j’ai pleuré (je suis très sensible…) et j’ai même eu le courage de me dandiner sur mon siège.

En tout cas le film a très bien fonctionné sur moi, j’ai passé un très bon moment et je conseille le film à ceux et celles qui ont encore leurs âmes d’enfants … et à ceux et celles qui ont des enfants bien entendu. Bon film !

Fiche Allociné de Tous en Scène

2. Silence – 8 FÉVRIER 2017 

Père Sebastião – Paramount Pictures

Difficile de passer à côté d’un Scorsese me direz-vous peut-être ? C’est en tout cas dans cette optique-là que j’y suis allé, après tout : Shutter Island, Hugo Cabret, Le loup de Wall Street c’est lui, lui et encore lui ! En plus de cela… cela fait partie de mon programme à l’université alors je ne pouvais pas me priver du bonheur d’aller voir le nouveau Scorsese pour « me la péter » en cours. On pourrait rajouter à cela ma passion pour la culture japonaise et son peuple (c’est dans l’air du temps – les mangas, Miyazaki etc).

À part cela, ce film n’avait pas grand chose pour me plaire, une histoire qui ne m’intéresse pas vraiment malgré ma nature plutôt curieuse : j’ai toujours du mal à me faire à des films qui traitent du fait religieux. De fait on suit deux prêtres jésuites qui se rendent au Japon afin de retrouver leur mentor le Père Ferreira qui n’a plus donné de nouvelles. Ils s’en inquiètent, car au Japon à cette époque, le christianisme est interdit, malgré le danger ils décident de retrouver leur mentor.

C’est un drame, donc pour le côté joyeux on repassera (ça change de Tous en scène), on imagine de part le contexte et de la catégorisation du film que certaines images vont être difficiles à regarder – et cela je vous le confirme -, il n’est pas toujours évident de soutenir le regard. C’est un film qui peut déranger, mais ce n’est pas insurmontable, on a vu pire. Je pense que le scénario qui s’étend sur de longues minutes (2 h 30 de film environ) n’y est pas pour rien dans les sensations que l’on ressent, cela permet au spectateur de s’accrocher aux personnages. Au-delà du sang qui peut couler il s’agit de supporter la vision de la misère dans laquelle se trouvent ces japonais qui vivent leur religion dans le plus grand des secrets et au péril de leurs vies.

Un scénario qui tient la route, une façon de filmer remarquable, des acteurs plutôt justes dans l’ensemble (film visionné en V.O). Parfois seulement Andrew Garfield dans ces excès de souffrances morales me paraissait un peu faux. Cela dit, j’ai a certain moment décroché du film (plusieurs personnes sont sorties de la salle!). C’est peut-être du fait de ces décrochages que je n’ai pas été totalement convaincu du jeu d’acteur de Garfield dans certaines scènes.

Il s’agit malgré tout d’un film à voir pour tout cinéphile curieux de la carrière du réalisateur car dans l’ensemble le film n’est pas mauvais du tout. Le principal reproche que je pourrais lui faire c’est sa longueur. Mais un film plus court aurait été un tout autre film qui n’aurait sans doute pas permis l’attache des personnages. Je vous laisse juge.

Fiche Allociné de Silence 

3. A cure for life – 15 FÉVRIER 2017

C’est la bande du film, visionnée lorsque je suis allé voir Silence de Scorsese, qui m’a donné envie d’aller voir ce film. J’adore ce genre de thrillers qui se passent dans les hôpitaux, je retourne en enfance et je me remémore les jeux vidéos d’horreurs auxquels j’avais tant peur de jouer et les films d’horreurs que je ne pouvais pas regarder seul.

On suit Lockhart, un jeune homme ambitieux envoyé par ses patrons pour récupérer le PDG de son entreprise qui se trouve dans un institut thermal, de son plein grès, suite à une sorte de révélation sur le sens de la vie.

Dès les premières minutes je rentre dans le film. Je le trouve très bien filmé, esthétiquement, vraiment je n’ai rien à dire. Les décors sont magnifiques, et les musiques sont très bien choisies. Une ambiance est créée. Tout est là pour que le spectateur s’immerge dans ce monde, qu’il entre en même temps que le personnage dans cet institut idyllique mais paradoxalement très inquiétant à cause d’un « on ne sait quoi ». Le jeu d’acteur est bon (j’ai vu le film en VF), les doublages sont réussis, malheureusement le scénario de bout en bout n’est pas à la hauteur de mes espérances .

Toute la première partie du film m’a transporté, mais très vite viennent les longueurs… Peut-être que la durée du film (2h27 tout de même !) est à l’origine de cette sensation. Quoi qu’il en soit, une fois la première partie dépassée, je ne comprenais pas pourquoi les choses n’allaient pas plus vite. Plusieurs fois je me suis dit que les événements étaient en passe de s’accélérer mais plusieurs fois je me suis trompé, le personnage fait des découvertes, mais comme le spectateur il est coincé, ne sait plus quoi faire ni quoi espérer. Malheureusement ces longueurs n’ont pas annoncé une fin digne de ce nom, bien au contraire, cette fin gâche tout ce qui a été construit en amont. L’univers s’est écroulé sous mes yeux, je n’adhère plus, je me suis finalement demandé ce que je faisais là. Je suis sorti déçu, j’avais la volonté de retrouver un film tel que Shutter Island (par certains aspects A cure for life m’a fait pensé à ce film de Scorsese), mais malheureusement pour moi j’ai mis la barre beaucoup trop haute !

En somme une première partie d’une heure et demie agréable à regarder, puis une seconde partie qui déconstruit l’univers, qui part vers du n’importe quoi sans vraiment d’intérêt. Grosse déception.

Fiche Allociné de A cure for life 

4. Rock’n’roll – 15 FÉVRIER 2017

Affiche de Rock’n’Roll

J’ai toujours aimé Guillaume Canet, j’aime ses films, je l’aime aussi lui, en tout cas, son personnage, ce qu’il reflète, ce que je sais de lui par ses interviews. C’est donc tout à fait naturellement que j’ai décidé d’aller voir son nouveau film. Qui plus est, sa femme, Marion Cotillard que je trouve très talentueuse (j’imagine que je ne suis pas le seul!) l’accompagne, tout cela pour mon plus grand bonheur. Petit bémol, Gilles Lelouche, que je n’ai jamais aimé, je ne sais pas pourquoi… sans doute une sorte de jalousie inexplicable ou peut-être est-ce à cause de ses rôles de tombeurs machos ridicules…

Le scénario avait tout pour me plaire. Un film de Guillaume Canet, sur la vie de Guillaume Canet. Une sorte d’autofiction humoristique, sans prise de tête, avec de bons acteurs. Oui mais…

Une sorte de malédiction me suit. Je m’évertue à aller voir des comédies françaises et chaque fois… je dis bien chaque fois je me retrouve dépité à la fin de ces films. Drôle d’effet pour des films qui sont censés mettre de bonne humeur. Rock’n’roll n’est pas en reste. Je ne sais pas si cela vient de moi ou des réalisateurs qui ne savent plus, qui ne veulent plus ? C’était pour une fois – selon moi – un scénario original avec de bons acteurs (même Lelouche), tous les ingrédients étaient là ! J’ai ri à quelques scènes franchement loufoques, très bien trouvées et très bien jouées mais je n’ai pas eu de véritables fou-rires, tout juste quelques petits rires discrets (merci l’accent québécois de Cotillard – même si ça semble ne faire rire que les français. Voir sur le Huffington PostL’accent de Marion Cotillard dans « Rock’n’Roll » vu par des Québécois). C’est un grand regret vraiment. Je vous assure je ne suis pas un vieux garçon, je suis tout le contraire, j’adore me payer une bonne tranche de rire, mais je suis sorti en pensant que je n’arriverai jamais véritablement à rire devant une comédie française comme j’ai pu le faire grâce aux films De Funes, Jacques Villeret ou de Thierry Lhermitte et ses potes.

La plus grosse déception.. comme d’habitude ? (j’ai l’impression que cela a été le cas tout ce mois de Février…) c’est la fin. Guillaume Canet a semble t-il voulu aller dans le « what the fuck » une sorte de surenchère humoristique qui pour le coup ne fonctionne vraiment pas. J’ai même trouvé cela vraiment très mauvais (sans vouloir manquer de respect au travail accompli par Canet). Ça gâche toutes les vannes un peu réussies, je suis sorti de la salle en me promettant d’y penser à deux fois avant de retourner voir une comédie française.

Il s’agit d’un avis purement subjectif. J’imagine que cela reste tout de même un film à voir pour passer un moment sympa, mais vous serez prévenus sur la fin ratée de ce film.

N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires.

Fiche Allociné de Rock’N’Roll 

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